Concours de poésie "Le Printemps des Poètes 2025"
Dans le cadre de la 27ème édition du PRINTEMPS DES POETES, l’association Si Tonneins… Citoyens organise un concours de poésie libre, en partenariat avec la Ville de Tonneins.
Thème retenu : La poésie volcanique
Un an de plus, l'association Si Tonneins... Citoyens, en partenariat avec la Ville de Tonneins, organise une édition locale du concours Le Printemps des Poètes,
ouvert à tous. Pour 2025, le thème choisi est "La poésie volcanique". Les personnes intéressées peuvent adresser leur poème avant le 31 mars 2025, par mail à sitonneins.citoyens@gmail.com, accompagné de leurs coordonnées complètes (nom. prénom, adresse postale et téléphone). Ces poèmes seront consultables sur le site de la Ville de Tonneins à partir du mois de mai. Un jury citoyen votera pour les 3 poèmes préférés dont les auteurs seront récompensés). Les résultats du concours seront affichés à compter de la communication publique de la décision du jury sur la page Facebook de l'association et la page Facebook et le site de la ville de Tonneins. Vos poèmes seront les bienvenus.
Règlement
Cliquez ici pour ouvrir et/ou télécharger le règlement du concours
Édition précédente
Dans le cadre de cette édition du PRINTEMPS DES POETES, l’association Si Tonneins... Citoyens a organisé en 2024 un concours de poésie libre, avec la collaboration de la Ville de Tonneins. Les lauréats ont été
- Raoul DELHERT, pour « Allons donc ! » (1er prix du public)
- JTL (psudonyme), pour « La Grâce » (2ème prix du public)
- Jean-Marc LAINELLE, pour « La grâce poétique » (3ème prix du public)
15 poètes ont participé dont 9 du Tonneinquais (le reste, grand Sud-Ouest, Bordeaux, Toulouse, Paris...). Le choix des lauréats a été fait après deux heures de délibération du jury.
L'identité des gagnants du concours "Le Printemps des Poètes" est connue
Félicitations aux lauréats.
Le jury de l'édition Tonneinquaise du concours Le Printemps des Poètes, réuni le 25 Avril, a tranché et communiqué l'identité des gagnants :
- 1er prix : « Feux » de Pascale RIES
- 2ème prix : « Ma fille Volcanique » de Magali FLURA
- 3ème prix : « Du poète à Vulcain» de Denis BONNAMOUR
La Ville de Tonneins, partenaire du concours, publiera à partir de demain les poèmes lauréats. Le concours de poésie est organisé par l'association Si Tonneins Citoyens dans le cadre du Printemps des Poètes 2025 sur le thème de La Poésie Volcanique.
Félicitations aux lauréats !
1er prix : "Feux"
Auteure : Pascale RIES
Feux
Des brindilles, une branche de bois mort
Un caillou ramassé, un morceau de silex
Entrechoque, frotte et cogne, encore
Aiguise ton geste, attise tes réflexes
L’étincelle jaillit soudain, la lueur grandit
L’herbe séchée s’embrase, éclaire ton visage
Les flammes incendient les branches du taillis
Le feu est là, enfin : sublime brigandage
Avant de découvrir la chaleur du foyer
Quand les éclairs du ciel illuminaient la nuit
Sous le tonnerre énorme et dans l’horreur du bruit
Tu courais dans une fuite irréfléchie, affolé
Sorti des ténèbres et des cavernes sombres
Tu crois penser, savoir, et maîtriser le feu
Mais tu brûles des villes et tu tues l’homme en nombre
Pour l’argent, les frontières et même parfois pour Dieu
Devant l’immensité de la nature et de l’univers
Face à la force des tempêtes, de l’eau et des courants
Tu te sais tout petit mais tu te dis tout grand !
Et le volcan explose et enflamme la terre.
Pascale RIES, 24 mars 2025
2ème prix : "Ma fille Volcanique"
Auteure : FLURA Magali
Ma fille Volcanique
Déjà toute petite, son regard brillait
D’une lueur d’éclairs, vive et éveillée
Petit bout de chou, les mains sur les hanches,
Avec aplomb, elle lançait « Je ne suis pas Contente » !
Puis elle a grandi, s'est assagie, un peu,
Mais dans ses prunelles, toujours le feu.
Lueur de braise, ardente et fière,
On ne lui marche pas sur les pieds, elle sait y faire.
Aujourd’hui adolescente, son regard flamboie,
Face aux injustices et aux absurdités qu’elle voit
Quelle femme sera-t-elle, demain, je ne sais pas !
Mais en elle brûle cette ardeur, qui j’espère ne la quittera pas
Ses yeux verts, volcan en pleine vie,
Changeant de couleur avec ses folies.
Toujours, cet éclat vif et magnétique
Une force brute, une âme volcanique.
FLURA Magali
3ème prix : "Du poète à Vulcain"
Auteur : Denis BONNAMOUR
Du poète à Vulcain
Les mots sacrés jaillisent du poète
Telle une volée de bombes volcaniques.
Des mots il en a plein la tête,
Il s'étonne même d'être si prolifique.
Ces mots il doit les trier, les dompter,
Les discipliner, maitriser leur puissance.
Ils sont parfois plus forts qu'il ne le veut. Les calmer !
Il se veut poète de l'amour, pas de la violence.
Est ce bien toi le créateur de ces mots ?
Incubent ils lentement, patiemment
Dans une chambre magmatique bien au chaud
Au plus profond de ton inconscient ?
Ou bien te sont ils instillés par une muse malicieuse
Qui te soumet son inspiration poétique
Pour que tes vers aient une issue heureuse
Et te protège d'un désamour dramatique.
Tu t'interroges. Tu oses même des réponses.
Mais aucune ne te satisfait pleinement.
Alors, moi je te le dis sincèrement « Renonce ».
Cette quête n'a pas de sens, vraiment !
Laisse donc simplement s'épancher ton flot de vers
Telle une coulée sinueuse de mots incandescents.
Qu'ils puissent simplement illuminer notre univers
Ne serait ce que pour un court mais magique instant.
BONNAMOUR Denis
"Poésies volcaniques"
Auteure : Anne Marie BARD
La pluie tombe du ciel
L'eau vive ruisselle dans ses veines
Allumé par l'orage
Le feu se propage affolant la forêt
Suprême mystère elle surgit
Des entrailles de la terre
La fleur rouge insaisissable
Qui danse dans la nuit.
J'aime les rondeurs verdoyantes
Des pentes fertiles
Du vieux volcan endormi et paisible.
Je succombe comme une fille docile.
J'oublie qu'il me brûlera
Dans sa folie sanguinaire
Qu'il me figera pour l'éternité
Dans des cendres incandescentes.
Anne Marie BARD
"La poésie volcanique"
Auteur(e): JL
La voici, la voilà, par-ci, par-là
Arrivant flamboyante, pétillante.
Percussion soudaine dans les cieux.
Orage intempestif à nos yeux.
Exceptionnelle lumière rougeoyante.
Stalactites concaves percutantes
Instants effrayants morbides
Effaçant tout espoir de vie paisible.
Voilà une pluie de lave cendreuse,
Obstruant les cratères de nos cœurs.
La sanguinaire a jailli soudainement,
Créant un bouillant sentiment.
Amour foudroyant, hilarant,
Né d'une flamme ardente,
Incandescente, langoureuse.
Quelconque Amour chaleureux
Universalisé, par un merveilleux
Embrasement de cœurs en feu.
JL
"Psychanalyse"
Auteure : Ossana
De son alêne, à la paroi
En son plus fragile endroit,
Elle perce la baudruche enflée
De mes peines et de ma morosité,
Affres de mes pensées tordues,
De mes émotions non advenues.
Délicatement, elle m'enjoint
A en sasser le trop-plein,
A en mirer la substance,
A y découvrir l'Essence.
Enfin, je dépose les armes
En un torrent de larmes,
Inondant, transmutant
Ce feu bouillonnant
De mon volcan intérieur
En une libératrice vapeur.
Tout mon être vacille,
Fend et éclate sa coquille.
Et mes peurs sombres s'éclairent
En un printemps de lumière.
"Shhhhhh"
Auteure : Charlotte BONNEAU
Elle n'était pas d'humeur.
Déjà il pleuvait et
Puis elle a crevé,
Devant le bonheur en vitrine.
Atrabil'hair.
Roue réparée. Retard assuré.
Asseyez-vous sortez vos affaires.
Madame, chais pas ski fo faire
La rage lui monte aux dents
En plus il ricane
Le rouge aux joues
Elle pourrait pirouetter
Mais c'est trop tard
Elle va lui faire payer
Parce qu'elle, a le droit de crier
Sur lui, qui ne doit pas répliquer
Sinon sinon...
Tout le couloir résonne
De sa colère légitime
Il n'avait qu'à se taire
Il oubliera
Elle se rattrapera en semaine paire
C'est passé. Elle s'en veut.
Il s'excuse.
See you tomorrow.
It's oh so quiet now...
"Ma volcanique"
Auteur : Tristan THUILLIÉ
Elle peut être volcanique
Voire colérique
Parfois hystérique
Mais c'est pas systématique
Elle n'est pas mathématique
Encore moins scientifique
Mais plutôt artistique
Littéraire mystique
Un peu bordélique
Des gros tas physiques
Ça en devient organique
Mais c'est sympathique
Elle est plus hispanique
Et Martinique
Que nordique
Arctique Antarctique
Un peu boulimique
Plat atypique
Au goût botanique
Quelques défauts uniques
Mais des qualités magnifiques
C'est ma princesse romantique
Ma muse magique
"Etre"
Auteur/e : JL
Après des dizaines de poussées déchirantes
Je m'apprêtais à sortir de ces entrailles ardentes.
De l'antre de ce trou noir de cohabitation
J'entendais s'agiter des voix en ébullition.
Poussez, poussez s'égosillaient les voix.
Soufflez, soufflez hurlaient celles-ci de guingois.
Respirez, respirez, nous apercevons son minois.
Un, deux, trois.
Projeté comme un bouchon de champagne.
Me voilà, dehors, fripé comme les lasagnes !
Mon corps enflammé, mon teint écarlate
Retarderont mon retour aux pénates.
Moi le pétillant, drapé et emballé
Posé sur ce corps en feu
Au ventre sans bleu
Recherchais le musc cendré.
La chaleur de ses bras ardents,
Enflamma mes désirs de faim violemment.
Ma voix explosive en émit un son strident.
Ma cavité, s'abreuva copieusement.
Je sentais les caresses,
De douces mains chaleureuses sur mon cou.
Les baisers embrasés se posaient sur mes joues.
Maman, Papa étaient là, plein de tendresse,
Apaisant mon feu fusionniste
De leur Amour altruiste.
"Volcanique danger"
Auteur : Tristan THUILLIÉ
Volcanique
Bande magnétique
Folie organique
Foule hystérique
Non pas le métro
Fin de boulot
Puis apéro
Et gros dodo
Volcanique
No panique
Jeunesse hypnotique
Techno musique
Dérapage incontrôlé
Cannabis, LSD
Ecstasy alcoolisé
Tous paumés
Volcanique
Saut à l'élastique
Ski nautique
Peur pathétique
Pour épater la foule
Fabriqué dans le même moule
Ça fout les boules
Restons cool
Volcanique
Biologie chimique
Nature atomique
Planète apocalyptique
Engrais polluant
Vive l'argent
Individu robotisant
Tout fout le camp
Sans titre
Auteure : Marie CARTIGNY
Je suis une femme volcan
Tantôt éteinte, tantôt éruptive
Montagne à double visage
La bouche qui crache le feu
La muse au sourire rouge incandescent
La rescapée qui écrit pour survivre
aux nuées ardentes de la vie
Être debout quand l’amnésie devient collective
Je suis comme cette assiette carbonisée
Grise ou noire
Je suis une femme volcan
Tantôt invasive, tantôt polie
Les briques de souvenirs charriées par la mer
roulent unes à unes sur le sable
Reconstruction possible après destruction
Le feu consumé
Les aveux libèrent
La lave coule
Après l’exil, l’apaisement du renouveau.
"Histoire de volcan"
Auteur anonyme
Je me souviens, c'est quand j'étais adolescent que j'ai découvert mon petit volcan
J'ai toujours été fasciné par les volcans. Plus tard je m'apercevrai que beaucoup de monde
me ressemblait et que les volcans exerçaient une certaine fascination, sur les hommes comme
sur les femmes, jeunes ou vieux
Personne à part moi ne porta attention à la première éruption ; Elle m'avait bien surpris
j'ai découvert la lave, dont il y a longtemps, à l'école, certains enfants plus instruits que moi
disaient qu'ils l'avaient déja découverte
Le petit volcan évolua vite Ses éruptions se firent plus nombreuse, la lave puissante se
répandait dans tous les sens
Bientôt sur ses flancs des grottes s'ouvrirent, qui semblèrent trouver bonheur à l'accueillir
Mais, ce volcan n'était pas assez important sans doute car peu à peu, les jets de lave
devinrent plus rares et moins puissants
Les grottes elles aussi se fermaient petit à petit
Après des années d'activité, parfois même intense le volcan s'assoupit
Les grottes se fermèrent
Les touffes de végétation qui entouraient ces grottes, séchèrent devenant vulgaires
broussailles qui peu à peu se détachaient même de l'entrée à jamais fermée
Pourtant le volcan avait encore quelques faibles soubresauts, comme dans un baroud
d'honneur ; puis il parut se rabougrir
et il s’éteignit
tout a une fin
C'est drôle ,je m'aperçois que la vie d un volcan ressemble à la vie d'un homme
sauf que l'homme qui s'éteint ne se réveille jamais
Ce texte n' a rien d'un poème.
Il est vrai
"Ardent"
Auteur/e : JL
Ce n'est rien qu'une flamme
Pleine de larmes pétillantes
Qui réchauffe les cœurs cendrés.
La rayonnante rougeoyante
Embrase les bluettes en quête
De lecteurs amoureux de romances.
Ce n'est rien qu'une larme
Qui arrose les braises
Des cœurs qui s'emballent
La cristalline fragile
Apaise le feu volcanique
Des estafettes apeurées.
Ce n'est rien qu'un regard
Qui enflamme les battements
Du cœur en attente d'éruption
Le perçant scintillant
Attise les flammèches
Du torero envoûté.
Ce n'est rien qu'une bouche sulfureuse
Qui embrasse d'un baiser foudroyant
Le spectre en quête d'amour.
La voluptueuse, pétulante
Réveille la flamme bouillonnante
Du revenant égaré.
Ce n'est rien que des bras vigoureux
Qui rendent les gens très heureux
De champs verdoyants, d'un volcan fertilisant
D’oiseaux piaillant et chantant
D’animaux vagabonds au ventre bien rond
Sur cette terre qui tourne en rond
Ce n'est rien qu'une main chaleureuse
Qui transmet le fluide mystérieux
Des amoureux de Peynet.
L'agile les guides au fil du temps
Dans la chaleur du foyer
Crépitant de la vie.
Ce n'est rien que des mots
Nés d'un cratère bouillonnant
Qui crache de son antre terrestre
La colère d'Oizys en détresse.
Démunie, affaiblie
Elle se ressaisit par écrit.
"Volcanique notre monde"
Auteur : Tristan THUILLIÉ
Volcanique
Monde mécanique
Comme une bombe
Qui creuse des tombes
Comme le tonnerre
Qui fait trembler la terre
Comme des militaires
Qui font les guerres
Comme des politiciens
Qui ne font rien
Volcanique
Monde colérique
Comme ce monde robotisé
In-humanisé
Comme un ordinateur
Devenu notre dominateur
Comme un dictateur fou
Qui est chez lui partout
Comme la haine qui grandit
Et nous sommes devenus tout petits
Volcanique
Monde hystérique
Comme l'argent
Qui fait couler du sang
Comme la bombe atomique
ou bactériologique
Comme une planète polluée
Surpeuplée, cassée
Comme des enfants drogués
Violés, frappés, bafoués
"L'amie"
Auteure : Mjo DELHERT
Il est sur ce sentier, un petit promontoire
Où mon amie et moi aimions bien nous asseoir.
Mais elle n’est plus là, l’amie, la sœur, mon âme,
Elle est partie hier, comme on souffle une flamme.
La vie est si fragile, je suis au désespoir.
Plombée par le chagrin, la fatigue me gagne.
Soudain un bruit d’orage, une clarté étrange
Tonnerre, éclairs, fumées, et des nuées oranges
Un nuage de cendres envahit l’horizon
Et bientôt va descendre ensevelir nos noms
Nous voilà pris au piège comme à Herculanum.
Mais voici que de loin, j’entends que l’on m’appelle.
La voix devient précise et enfin me réveille.
Des amis m’ont rejointe, ils connaissent ma peine,
Me tirent de la torpeur, du tumulte intérieur,
Du feu qui me consume et ravage mon cœur :
« Viens ! La lumière est belle, Il y a du soleil,
Poursuivons le chemin, et cueillons-en les fleurs. »
"La ligne"
Auteur : JL
De la Grèce antique à nos jours,
Celle qui traverse les continents, les océans,
Aussi fine que la soie vacille, ondule, s'agite.
Ligne de passage :
Les sourires s'y dessinent,
Les langues s'y mélangent,
Les peuples s'y rencontrent.
Créée, imposée, imaginaire, elle s'installe, s’incruste
Quand, subitement proie des conquérants
Elle se rompt, craque, s'effiloche, disparaît.
Traîtresse ! Fugueuse !
L'ambiance chauffe,
Le verbe brûle.
Allumettes du pyromane !
Les armes sortent, terrorisent.
Les feux crépitent, versent leur lave écarlate.
Leurs flamboyants s'embrasent, éclairent les cieux,
Noircissent la terre, engloutissent tout sur leur passage,
Tels des Gargantuas !
Les hommes en sang inondent les routes.
Les boums, les clics, les cracs explosent,
Ébranlent, vident les lieux.
Isolement, souffrance, dépendance, flots de larmes,
Le spleen a gagné les peuples !
Les trépans creusent des cratères.
Adieu, blessés, déplacés,
Adieu, proses d'enfants,
Adieu, femmes au charme sulfureux.
Les mots prosaïques s'embrasent.
La rime, le rythme vacillent.
Un séisme est né... la mort aussi !
Les états en paix, reporters aux regards en peine
Attirent l'attention, réveillent les sensibilités.
Livrent les images :
Les soldats dans les tranchées suivent les drones,
Araignées volantes, tissant leur toile, larguant leur venin.
Des canons sifflants, explosent.
Des carcasses, sous la potence en feu, brûlent.
Un feu d'artifice violent, illumine le ciel.
Les bombes envahissent l'espace.
De souffre et de cendre, d'or et de sang,
Mangeuses de feu, elles sont comme les volcans,
Vivantes ou endormies.
Hadès, Dieu des enfers, sorti de sa panse,
Règne toujours d'une main de fer.
La mèche en éveil continue de s'embraser.
Quand, soudain, du fond de l'océan
Surgit la voix en furie de Poséidon.
Enfin,
Des bras, des pieds jettent, écrasent,
Broient les armes.
Rupture des barrières idéologiques !
Des silences règnent au milieu des suspens.
Des courants à contrepied émergent,
Suppliant Zeus de stimuler
Une prolifération de puces :
Cérébrales, coopératives,
Humanistes, égalitaires.
Quand l'olivier prendra racines,
La vie renaîtra bien d'un répertoire :
Clarifié, commun, universel.
La vie scintillera, éteindra,
Ce furieux volcan belliqueux.
Aphrodite renaîtra de ses cendres,
Chantera l'Amour, la Compassion.
Proclamera
L’Amitié, la Fraternité, l’Unité des États.
États, vociférant enfin,
Le règne de la Paix Sociale Universelle.
"C'est Frappant !"
Habité par des dieux, chez qui tout est permis,
Ce coin de paradis s’est vu contesté,
Tracassé, bousculé, destitué.
Meurtris, les volcans éteints s’étaient réveillés.
Popocatepetl, tout cramoisi ,
Et Gaïa la tellurique, son amie,
Bien que mal en point, pas très jolis,
Venaient de laisser naître en eux
Leur infernale colère.Triste décor !
Le silence du matin expirant,
Titanesques, monstrueux
La gueule grand'ouverte, Etna et Stromboli,
La Fournaise et tant d'autres aussi,
Crachaient les maux, en eux contenus jusqu'alors.
Même la poésie, si libre quand elle mord,
Expulsait du dictionnaire tous les mots interdits.
Robert, Larousse et autres encor
En restaient tout estourbis.
L'explosion était violente.
Librement l’apocalypse œuvrait.
Et la nocive tour de Babel s’écroulait.
Les frappeurs avaient frappés.
Les accusés devaient répondre de leurs méfaits
Sur la loi commune qu'est la vie.
Même le temps, échaudé,
Se mêla, sévère, à ce climatique chari-vari!
Brinquebalants, clopin-clopant,
Avant d'aller voir ailleurs
Si, hors du soleil brûlant,
Il y a un monde meilleur,
Popocatepetl le cramoisi
Et Gaïa la tellurique, son amie,
Firent appel aux divinités du Chaos.
Ensemble, en conclave ils se mirent
Pour réfléchir sur ce que peut être
Une poésie volcanique.
"Berceau et creuset"
Auteur/e : MJD
Nous venons tous d’une terre du feu,
de rivières lentes et collines bleues,
et dans nos yeux, des flammèches dansent.
Sous ciel du sud, cuivré de soir,
qui ne rêve pas sa terre revoir,
moirée de distance?
Et sous la pluie, si douce, si verte
je sens une vive douleur de perte,
amour ardent brûle en silence.
Nous gardons tous un cœur de flammes,
chaleur ancestrale dans chaque âme,
nos chants qui sonnent la même cadence,
salés de mer. Mon nord doux-gris,
ses collines vertes, je vois d’ici,
les étincelles de mon enfance.
"La mélodie de l'eau qui coule"
Auteur/e : Ossana
Des portes qui claquent,
Des voitures qui roulent,
Les gens entrent
Et sortent.
Tout bouge.
La mélodie de l'eau qui coule
Immobile,
En plein mouvement,
Celui du silence.
A peine un instant,
Celui du non-temps
La mélodie de l'eau qui coule
Où la paix et la sérénité
Sont les rennes
De ce courant.
Où des perles de neiges
Gouttent des bourgeons naissants.
La mélodie de l'eau qui coule
Un écoulement hors du temps,
Une contemplation,
Un moment-présence.
Cet événement-là
Ruisselaient en mots.
"Volcanique nature"
Auteur : Tristan THUILLIÉ
Volcanique
Nature hystérique
Botanique
Nature magique
Fleurs
Nature bonheur
Forêt
Nature habitée
Désert
Nature solaire
Pré
Nature herbacée
Champ
Nature alimentant
Rivière
Nature nourricière
Soleil
Nature essentielle
Lune
Nature diurne
Étoile
Nature astrale
Rocher
Nature blessée
Fruit
Nature nourrie
Île
Nature tranquille
Eau
Nature météo
Saisons
Nature caméléon
Été
Nature fêtée
Automne
Nature morne
Hiver
Nature mortuaire
Ciel
Nature existentielle
Terre
Nature planétaire
"La bohémienne amoureuse"
Auteur : FLURA Frédéric
D’un côté chatte, d’un côté louve
Elle sourit et foudroie en un instant
Rien que le Diable ne désapprouve
Mais en silence car Dieu est un gitan
Elle danse séductrice avec son corps
Au son d’une guitare andalouse
Elle provoque, elle attise, elle mord
Attention, la demoiselle est jalouse
Quand gronde son cœur et tape son talon
Le sol tremble et semble se fissurer
« Ne soit pas trop fier, bel étalon!
Le couteau de son frère peut t’émasculer »
Elle a le regard vif-argent qui brille et brûle
« Soit tu l’aimes, soit tu te consumes »
Ou bien elle chante, ou encore elle hurle
Comme un volcan qui s’allume
Fini la parade d’amour, elle retient
En son for intérieur une colère rugissante
Comme un séisme en son sein
Annonce l’éruption et les nuées ardentes
« Si tu ne l’aimes pas, tu n’en n’aimeras pas d’autres »
Exclusive, impétueuse, tonitruante
Elle défonce comme elle ferme les portes
Aussi douce qu’elle se peut violente
Et quand l’explosion a cessé, les cris, la rage
Quand elle a fini de tout déchirer
Alors le volcan s’éteint sous l’orage
Et je peux venir... une fois de plus, la consoler
FLURA Frédéric
La bohémienne amoureuse
D’un côté chatte, d’un côté louve
Elle sourit et foudroie en un instant
Rien que le Diable ne désapprouve
Mais en silence car Dieu est un gitan
Elle danse séductrice avec son corps
Au son d’une guitare andalouse
Elle provoque, elle attise, elle mord
Attention, la demoiselle est jalouse
Quand gronde son cœur et tape son talon
Le sol tremble et semble se fissurer
« Ne soit pas trop fier, bel étalon!
Le couteau de son frère peut t’émasculer »
Elle a le regard vif-argent qui brille et brûle
« Soit tu l’aimes, soit tu te consumes »
Ou bien elle chante, ou encore elle hurle
Comme un volcan qui s’allume
Fini la parade d’amour, elle retient
En son for intérieur une colère rugissante
Comme un séisme en son sein
Annonce l’éruption et les nuées ardentes
« Si tu ne l’aimes pas, tu n’en n’aimeras pas d’autres »
Exclusive, impétueuse, tonitruante
Elle défonce comme elle ferme les portes
Aussi douce qu’elle se peut violente
Et quand l’explosion a cessé, les cris, la rage
Quand elle a fini de tout déchirer
Alors le volcan s’éteint sous l’orage
Et je peux venir... une fois de plus, la consoler
"Perpléxité"
Auteure : DUBOURG Claudie
Quelle est cette terre qui met tout à l’envers ?
Des soleils brulants et des nuits étoilées
Inaccessibles sommets, profondeurs insondées
Stériles déserts, riches cultures
Sombres forêts, flamboyante nature
Neiges éternelles, tsunamis éphémères
Volcans assoupis réveillés en terribles colères
Leurs splendides étincelles en lumière éclatées
Cendres-couvertures pour morts sous elles enterrés
Telle l’image de notre complexe humanité ?
Chaque vivant ici-bas est un mort en sursis
Capable d’enchanter pourtant le cours de sa vie
Force du désir, étreinte des corps, sages caresses
Neuf mois jolis pour modeler un être miraculeux
Qui jaillira du cratère maternel en élans douloureux
Aussitôt envolés sur les ailes enchanteresses
des espoirs généreux, optimistes promesses
Des pleurs de la vie, des larmes du bonheur
Oxymores magiques ou poésie volcanique ?
"Noyau Familial"
Auteur/e : JL
Perchée sur le flanc de la montagne,
Elle dominait la plaine verdoyante.
Le soleil d'or était sa lumière.
Elle était notre coconnière.
Sa terrasse, couleur cendre,
Aire de jeu familial,
Faisait écho des mots tendre,
Sous l’œil patriarcal.
Exposée aux vents, le claquement des portes
Animait le spectre des lieux hantés.
Pourtant, elle se dressait fièrement, la forte !
Au milieu de son jardin flamboyant.
Puis un jour comme si son trop plein
D'Amour devait exploser,
Des craquements firent son destin.
Sa souffrance se dessinait.
Sur les murs, son cœur plaintif
S'est mis à trembler.
Des spasmes saccadés s'échappaient
De ses entrailles convulsives.
Et nous, ses pensionnaires de toujours
Comptions ses jours avec Amour.
Nous étions là, chirurgiens plasturgistes,
Plein d'effroi, sur une piste d'artifices.
Ses douleurs s'amplifièrent.
La fièvre la gagnait tout entière.
Subitement, un craquement foudroyant,
L'emmena aux enfers, voir Hadès en terre.
Sa cheminée explosa, le temps d'une salsa.
Une avalanche de débris créa un tapis.
Nous étions bien, avec elle, à Malaga.
Dans la sombre nuit, d'une fin de vie.
Le diable brûlait ses entrailles.
Noyaux en pagaille.
Ses crépitements nous étourdissaient.
Nous nous consumions de colère.
Tout le monde tournoyait, s'activait
Malgré les chapelets de prière.
Notre rage déployait la pression de l'eau.
Dans un puissant jet d'eau.
Mais nenni, rien n'y faisait.
Malgré nos efforts projetés,
Les flammèches virevoltaient,
Nous narguaient.
Déesse de chants morbide
Part, aphrodisiaque Aphrodite !
Le blues nous envahissait.
Des cascades de larmes inondaient
Nos visages caramélisés.
La fumée emportait nos souvenirs
Au pays des martyrs.
Un champ de bataille sanguinaire,
Se déployait jusqu'à la rivière.
Nos cœurs éteints, saignaient sans fin,
Devant le cruel malin.
Le combat était perdu.
Noir barbecue.
Les souvenirs enfouis,
Retrouvaient vie.
Des années après,
Les anecdotes contées,
Ravivaient les jours d'été.
Elles restaient du conteur grivois,
La croix de bois de jours plein de joie,
L'antre de plusieurs générations
Pleines d'imagination.
"Croûte terrestre"
Auteur : JULLIAN Philippe
Tu me parles de fusion,
De hautes températures,
Ton corps, en ébullition,
Rougeoie plus que de nature.
Mais que dois-je faire ?
Prendre mes jambes à mon cou.
Laisser là, mes affaires,
Vas-tu exploser, tout d'un coup ?
Tes premiers tremblements,
Me font sursauter,
Dans tes yeux bouillonnant,
Moi, j'ai peur de tomber.
Ton esprit m'enfume,
Puis tes râles répétés.
Est-ce la cendre que j'hume,
De mon corps calciné ?
Il est déjà trop tard,
Pour vite m éloigner,
Je me fige, sans espoir
Le piège s'est refermé.
Ta lave incandescente
M'a si vite enterré,
Circonstances atténuantes,
Mon métier....c'est pompier. "
"Feu intérieur"
Auteure : NEGRE Anne-Marie
Le jardin renaît chaque printemps
jonquilles jacinthes jouvence renouvelée
Avec mes cheveux blancs et mon dos fatigué
je compte les taupinières
Hier il y avait Fujiyama et Popocatepetl
Une de plus ce matin, ce sera Kilimandjaro
Il est passé pour moi le temps des voyages
Pour mes grandes découvertes je me guide
selon la saison
au soleil de la lampe
ou à l’ombre mouvante de la tonnelle
Mes navigations sont multiples
Je retrouve la fièvre des équipées immobiles
de mon adolescence sédentaire
l’Iliade et le dieu forgeron
les derniers jours de Pompéi
au ciné-club le cinéma italien
Etna Vésuve Stromboli
effervescence rouge et or
sur le bleu encore rassurant
de ma Méditerranée
Et aujourd’hui comme alors
ça rayonne
ça tourbillonne
ça pulse
ça propulse
ça explose
métamorphose
aujourd’hui comme alors
j’écris
je laisse fuser
je laisse couler
je donne forme et sens
à ce qui bouillonne
j’avance
je m’étonne
Et là-haut le jardin reverdi
me dit la sève me dit la vie
univers minuscule et infini
il m’émerveille
il m’invite à l’éveil
je le lis comme un poème
aux rimes d’avenir
"Réveil-poème"
Auteur/e : Ossana
Il surgit et entre sans prévenir,
Et de ma nuit me fait sortir.
Dans ma torpeur, en distinguant l'heure,
Je reprends vite le chemin du rêveur.
Mais il insiste un peu plus lourdement,
Je ressens là un certain empressement.
« Promis, demain, tu trôneras dans mon souvenir. »
« Idiot, demain je ne serai qu'un bref soupir. »
Alors subrepticement, je me faufile
Pour me réfugier au tréfonds de mon île.
Figurez-vous qu'ils reviennent à plusieurs
Et s'acharnent sur le pauvre dormeur.
Contraint et forcé, je soulève la couverture,
Puis finalement, réjoui, j'entame l'écriture.
Ainsi, peu importe les thèmes et ma flemme,
Vont et viennent mes petits poèmes.
Et même si celui-ci n'en a pas la prétention,
Il m'a assujetti à la même itération.
Étrangement ces soirs-là, la tête à peine sur l'édredon,
Invariablement, j'en oublie les lunettes sur le front !
"STRUMPOLI"
Auteur : Gabin PEYROS
Me revient qu’en Amérique lors d’élections,
Advint d’un volcan politique l’irruption ;
Kilotonnes d’incandescente colère,
Excavèrent un fort turbulent cratère.
A la faveur de cette éruption, un magnat,
Mille frayeurs ardentes en guise de mantra,
Emergea de la ferveur du slogan MAGA,
Rappelant la fureur du rougeoyant magma.
Il vomissait le feu, clamant avec jouissance :
Craignez qu’enfin ne vous consume ma puissance ;
Ardez d’effroi, j’exige pleine obéissance !
Geyser d’orgueil, discours inhumain bouillonnant ;
Roc en son cœur, sourd au sort de maints innocents ;
En sacrifice il a asservi le vivant,
Au bénéfice si servile de l’argent.
Tyran Vulcain dont l’écho du fracas empire.
Alors, retomba la cendre du brasier,
Grippant à jamais une démocratie calcinée.
Ainsi les yankees s’en trouvèrent pétrifiés :
Incendie qu’aucun océan ne put noyer.
Ne resta en vain que le chaos en pire.
